rl A" - rM A ££ / 20 21 22 32 24 25 26 pm ^ - 28 29 30 NATURE MORTE AUX CRUCHES, 1929. Toile, 91 x 109. Signé en haut, à droite. LES MAISONS BLEUES, vers 1930. Toile, 92 x 125. Ni signé, ni daté. NATURE MORTE, 1930. Toile, 90 x 125. Signé en bas, à gauche. L'HOMME AU DOIGT COUPÉ, 1930. Toile, 126 x 100. Signé et daté en bas, à droite. Musée National d'Art. Moderne, Paris. SAINT-TROPEZ, 1930-1931. Toile, 100 X 125. Signé en bas, à droite. PIERRE, 1932. Toile, 59 X 43. Signé en haut, à droite. LE CHAMPION, 1932. Toile, 130 X 107. Signé et daté en haut, à gauche. FLEURS, vers 1932. Toile, 61 X 48. Signé en haut, à droite. CALVI, 1933. Toile, 100 x 125. Signé et daté en bas, à droite. SUZANNE, 1933. Toile, 125 X 90. Signé et daté en bas, à droite. HEIDERSCHEID, 1933-1934. Toile, 101 X 125. Signé en bas, à gauche. 1] PASTELS ET DESSINS 99 DEUX NUS, 1923. Pastel, 46 x 32. Signé et daté en bas, à droite. 100 101 102 103 104 105 106 107 DEUX NUS, 1923. Pastel, 35 x 38. Signé et daté en bas, à droite. FEMME LISANT. Pastel, 36 x 28. Signé en bas, à droite. PAYSAGE AU CHEMIN DE FER, 1927. Encre de Chine et couleurs, 50 X 70. Signé et daté en bas, à gauche. ENFANTS JOUANT AU YO-YO, 1933. Encre de Chine, 30 x 22. Ni signé, ni daté. RUE DE FAUBOURG, vers 1934. Fusain, 32 X 42. Signé en bas, à droite. TETE DE FEMME, vers 1935. Fusain, 40 X 30. Signé en bas, à droite. FEMME ACCOUDÉE, vers 1935. Mine de plomb, 40 x 28. Ni signé, ni daté. FEMME DEVANT LA RADIO. Fusain, 39 X 31. Ni signé, ni daté. 19 KUTTER VU PAR LA CRITIQUE PARISIENNE La presse artistique et la grande presse parisiennes, « Amis de l'Art », « Arts », « L'Aurore », « Carrefour », « Combat », «Le Figaro», « Les Lettres françaises », « Le Monde », « Les Nouvelles littéraires », « Paris-Presse », « Revue de Paris», « La Table ronde », J. Bouret, J. Cassou, P. Descargues, B. Dorival, Fr. Elgar, Cl. Roger-Marx, ont parlé longuement de ]. Kutter, en 1951 et en 1952. Comment l'ont-ils vu? Où le situent-ils dans la peinture du 20° siècle? Revenu, ses «classes» à Munich terminées, dans son pays natal, et résolu de rester chez lui, «le solitaire luxembour&eois » (]. Bouret) s'enracine « dans la province» pour y mener une « existence aigre et de format réduit » (J. Cassou); demeurant «à l'écart des tendances comme des coteries », il vit sur une terre ingrate, « dans le désert » (B. Dorival. Mais il n'y sombre pas. « Tirant toute son inspiration de son terroir », des paysages luxembourgeois qui sont « d'une prenante poésie », appartenant à un peuple robuste et franc (J. Cassou), J. Kutter, cet homme grave, méditatif (P. Descargues), un artiste intègre, laborieux, original (Fr. Elgar), se range peu à peu, dans la peinture contemporaine, « parmi les grandes valeurs internationales », se révélant un « magni- fique », un « trés grand artiste» (J. Bouret), dont la peinture est « d'une trés grande qualité ». 1l représente « admirablement » (P. Descargues) le: Luxembourg. | Fr. Elgar reconnait en lui « un des plus grands peintres de l'expres- sionnisme ». Formé d'abord aux disciplines expressionnistes, J. Kutter n'a pourtant « pas cessé d'étre peintre » (D. Dorival), et son œuvre s'est poursuivie dans un expressionnisme modéré, dahs lequel son art se trouve « certainement dégagé de tout le mystère “allemand » (P. Des- cargues); de façon à tenter et à réussir « une conciliation entre deux traditions artistiques essentiellement contrairés ». Cela parait tout naturel, quand on sait que l'homme était « d'une marche qui participe de l'âme germanique et de l'esprit français » (B. Dorival); un homme du Nord (P. Descargues), et un peintre du Nord, dont l'œuvre dépasse largement les limites étroites de l'histoire artistique luxembourgeoise. pour « s'insérer dans l'histoire de l'art septentrional ». J. Kutter est sans doute « à rapprocher plus &énéralement de l'expressionnisme »; il se rattache plus exactement à « certains aspects de l'école belge moderne » (J. Cassou), et trouve sa place, dans l'art expressionniste contemporain, AQUARELLES ET GOUACHES 73 VILLAGE MERIDIONAL. Aquarelle, 40 X 48. Ni signé, ni daté. / 4 CASSIS, 1929. Aquarelle, 33 X 44. Signé en bas, à droite. 75 PLACE DE VILLAGE, vers 1929. Gouache, 48 x 67. Signé en bas, à droite. 76 COUPE AUX FRUITS, vers 1930. Gouache, 48 X 67. Signé en bas, à droite. 77 VIANDEN, RUELLE DESCENDANT VERS L’OUR, 1930 Gouache, 48 x 67. Signé en bas, à gauche. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. 78 PAYSAGE BAVAROIS. Gouache, 47 X 65. Signé en bas, à gauche. 79 RUE A LIMPERTSBERG, vers 1932. Gouache, 47 x 61. Signé en bas, à droite. 80 L'AVENUE PASTEUR SOUS LA NEIGE. Gouache, 48 x 63. Signé en bas, à droite. 81 RUE DE VILLAGE (Greiveldange), vcrs 1932. Gouache, 48 x 70. Signé en bas, à droite. 16 AVANT-PROPOS Joseph Kutter, né à Luxembourg en 1894, est decede dans cette ville au debut de 1941. Nous commemorons en ce mois de janvier 19671 le vingtieme anniversaire de sa mort. — Des le lendemain de la guerre, en janvier 1946, les Musées de l'Etat avaient organise à Luxembourg une expo- sition Kutter. Depuis, les capitales et les grandes villes de l'Europe occidentale ont exposé les œuvres de cet artiste, dans des rétrospectives plus ou moins importantes: en 1946, Paris au Salon d’Automne, Bruxelles dans son Palais des Beaux-Arts; en 1949, La Haye et Amsterdam dans leurs Musées municipaux; Paris une seconde fois, en 1951, au Musée National d'Art moderne; Leverkusen, Liége, Lyon, Venise s'y sont joints à leur tour. Partout, les toiles de notre grand peintre ont trouve bon accueil; la retrospective de 1951, à Paris, a apporté surtout à Joseph Kutter et à son œuvre « leur consécration historique ». dar Il était de notre devoir, et naturel, de célébrer l'anni- versaire de janvier 1961 par une nouvelle rétrospective; d’autant que, depuis 1941, les jugements se sont fixes de plus en plus sur J. Kutter, notamment dans le monde international des critiques d'art que nous avons de l'intérêt sans doute à interroger sur « le seul nom qui représente, à travers les siecles, la peinture luxembourgeoise » (J. Bouret). Joseph MEYERS. 3 grandes figures: qu'elle y prend un caractère monumental. Aussi «ses personnages s'imposent-ils à notre regard avec autant d'évidence que d'aplomb. Ils se dressent devant nous, solitaires, immobiles, et méme quand ils expriment la souffrance, ils ne laissent jamais une grimace détruire l'ovale rigoureusement accusé de leur visage. Les paysages ne sont guere moins expressifs que les figures, et ils sont construits de facon non moins volontaire. Toujours l’artiste cherche à y faire ressortir la vérité qu'il a découverte au motif, toujours il transpose la nature entiérement dans le climat de son âme. C'est pourquoi méme ses paysages méridionaux ont un air ápre, mélancolique. Et plus d'un de ses paysages luxembourgeois respire la désolation et l'angoisse. Par son ápreté, son pessimisme, par sa recherche de l'expression forte et qui frappe d'emblée, Kutter s'apparente aux Expressionnistes allemands et flamands. Mais il s'en différencie et se rapproche de la France par tout le prix qu'il attache à la beauté du langage. Autrement dit, son art refléte excellemment la situation intellectuelle du Luxem- bourgeois pour qui il est si normal de voir se rencontrer chez lui, et souvent en lui-même, des influences venant de France, de Belgique et d'Allemagne. Ces diverses influences, Kutter a su les assimiler. Il a su les fondre dans sa robuste personnalité pour créer son œuvre si profondément authentique dont cette exposition, une fois de plüs, permettra de mesurer le pouvoir d'émotion et l'autorité. Re tu Joseph-Emile MULLER. 6 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 PORTRAIT DE FEMME, 1924. Toile, 90 X 70. Signé et daté en haut, à gauche. NATURE MORTE, 1925. Toile, 128 X 104. Signé et daté en bas, à gauche. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. LA BAILLEUSE, 1926. Toile, 100 X 80. Signé et daté en bas, à droite. FEMME A LA FLEUR, 1927. Toile, 100 X 80. Signé et daté en haut, à gauche. LA SERVANTE, 1927. Toile, 105 X 80. Signé et daté en bas, à droite. VENISE, vers 1928. Toile, 68 X 100. Signé en bas, à droite. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. RUE DE VILLAGE, vers 1929. Toile, 67 x 100. Signé en bas, à gauche. Ville de Luxembourg. PLACE DE VILLAGE, vers 1929. Toile, 80 x 100. Ni signé, ni daté. FLEURS, vers 1929. Toile, 77 X 88. Signé en haut, à droite. FEMME ACCOUDÉE, 1929. Toile, 100 x 80. Signé en haut, à droite. 10 108 JEUNE FILLE ASSISE, vers 1937. Fusain, 50 x 35. Ni signé, ni daté. 109 110 111 112 113 114 115 LE DEVOIR, vers 1938. Fusain, 43 X55. Ni signé. ni daté. JOUEURS DE CARTES, vers 1938. Fusain, 55 X 40. Ni signe, ni date. GARCON JUIF ASSIS. Fusain, 48 X 35. Ni signé, ni daté. TETE DE GARGON JUIF. Fusain, 52 X 41. Ni signé, ni daté. JEUNE FEMME ASSISE, 1939. Fusain, 53 x 38. Ni signé, ni daté. JEUNE FEMME ASSISE, 1939. Fusain, 52 x 38. Signé en bas, à droite. PORTRAIT DE L'ARTISTE, vers 1940. Fusain, 43 x 32. Ni signé, ni daté. yO 20 -— à Em 5 5 5c J 63 PONT A ENKHUIZEN (Pays-Bas), 1938-1939. Toile, 95 X 125. Ni signe, ni date. 64 PAYSAGE HOLLANDAIS (Maisons rouge et blanche), 1938-1939. Toile, 75 X 105. Signé en bas, à gauche. 64a PAYSAGE HOLLANDAIS (Maisons rouge et brune), 1938-1939 Toile, 62 X 83. Signé en bas, à droite. 65 66 67 68 69 70 71 72 JEUNE FEMME ASSISE (blouse jaune), 1939. Papier colle sur bois, 50 X 37. Signé en bas, à droite. JEUNE FEMME ASSISE (blouse brune), 1939. Toile, 50 x 35. Signé en bas, à droite. CANAL EN HOLLANDE, 1939-1940. Toile, 35 X 50. Ni signe, ni date. CANAL EN HOLLANDE, 1939-1940. Toile, 61 X 84. Ni signe, ni date. DEBARCADERE EN HOLLANDE, vers 1939. Carton, 36 x 49. Ni signé, ni daté. 1 DEBARCADERE EN HOLLANDE, 1939-1940. Toile, 80 X 100. Signé en bas, à gauche. TOUR A ENKHUIZEN, 1939-1940. Toile, 95 X 130. Ni signe, ni date. INTERIEUR AUX TROIS FIGURES, 1940. Toile, 90 X 125. Signé en bas, à gauche. 15 x^ a - "1 m F E s = F: lh: PC © eo Cette exposition n'a pu étre réalisée que gráce à l'obli- geant concours des préteurs suivants auxquels le Musée d'Histoire et d'Art tient à exprimer ses vifs remerciements: Leurs Altesses Royales le Grand-Duc Heritier et la Grande-Duchesse Héritiére; Mme MEYER-KUTTER, Munich; M. Dolphe KUTTER. Luxembourg; Mme Eugéne ANGELSBERG, Ettelbruck; M. Paul BALDAUFF, Luxembourg; M. le Dr Will BASTIAN Wiltz; M. Will BATTIN, Luxembourg; MYe Anne-Régine V. BIRG, Luxembourg; Mme Victor BOHLER, Luxembourg; M. Willy BUCHHOLTZ, Esch-sur-Alzette; M. Jean-Pierre BUCHLER, Luxembourg; M. Rudy CLOOS, Luxembourg; M. le Dr Joseph DELVAUX, Luxembourg; M. Paul EICHHORN, Luxembourg; M. Paul ELVINGER, Luxembourg; M. Jean- Pierre FRITSCH, Luxembourg; M. Pierre GILBERT, Luxem- bourg; M. le Dr Emile GRETSCH, Luxembourg; M. Camille HANSEN, Luxembourg; M. Jules HAYOT, Luxembourg; iM. Robert HERRIGES, Luxembourg; M. Bernard KUTTER, Luxembourg; M. Paul KUTTER, Luxembourg; M. Charles LENTZ, Luxembourg; M. Paul LENTZ, Luxembourg; M. le D" Henri LOUTSCH, Luxembourg; la Ville de LUXEM- BOURG; M. Raymon MEHLEN, Luxembourg; M. Josepb- Emile MULLER, Luxembourg; le Musée Municipal d'Am- sterdam; le Musée des Bzaux-Arts de Liège; le Musée National d’Art Moderne de Paris; M. Jules NEUBERG, Luxembourg; M. Emile NEUMAN, Luxembourg; M. Tony NEUMAN, Luxembourg; M. le Dr Jean NICKELS, Dude- lange; M. Georges PAQUET, Luxembourg; M. Joseph PAULY, Esch-sur-Alzette; M. Joseph PETIT, Luxembourg: M. Henri SCHMITT, Luxembourg; Mlle Mariette SCHMITZ, Luxbg.; M. Robert STUMPER, Luxbg.; M. Pierre UHRES. Stadtbredimus; Mme Joseph WAGNER, Luxbg.; M. Lucien WERCOLLIER, Bridel; M. Roger WURTH, Luxbg.-Eich. 7 INTRODUCTION Kutter, aujourd’hui, n’est plus discute. Depuis des annees, l'enver- gure et le rang de son art sont reconnus par tout le monde. Bt si jadis il pouvait choquer par ses audaces, il se recommánde à l'heure actuelle par sa mesure et sa solidité. Que l'on puisse parler de mesure, de solidité à propos d'un artiste qui se rattache à l'Expressionnisme, voilà qui indique d'ailleurs combien sa position est originale. De fait, encore qu'il ait trouvé sa voie à Munich et que plus tard il se soit laissé orienter par Vlaminck, il s'écarte de ce dernier aussi bien que des Expressionnistes allemands. Loin de se signaler par son goût de la crudité, de la véhémence, de la débauche, Kutter se distingue par sa tenue. Son art est plein de force, mais il n'a rien de chaotique. Un généreux tempérament s'y affirme, mais il s'exprime dans un style surveillé. Kutter avait l'habitude de travailler longuement ses peintures, et il s'évertuait plus à les rendre significatives en tant que compositions picturales qu'à leur faire traduire un état d'âme émouvant. Ainsi, il a pu peindre en 1930 le fameux Homme au doigt coupé qui est d'une impassibilité absolue et qui nous touche uniquenient par la vigueur de sa forme et la richesse de son coloris. Certes, les figures qui lui succèdent sont plus que d'admirables « morceaux de peinture »:' des idées, des sentiments s'y matérialisent, et un ‘pathétique des plus poignants se fait jour dans les Clowns. Mais jusque dans ces ceuvres, où son cœur torturé par une sournoise maladie se met à nu de manière bouleversante, l'artiste ne cesse de se préoccuper essentiellement des problémes picturaux. Si le tragique se glisse dans son art, c'est pour ainsi dire malgré lui, ce qui prouve, du reste, combien est impérieuse la nécessité qui l'améne à se manifester. Les problemes picturaux? Kutter, d’abord, s'attache à accroitre continuellement la sonorité de ses accords et la saveur de sa matiére: il aime que son coloris soit grave, mais il ne veut pas qu'il soit ascétique. Si des noirs ou des teintes sombres frémissent dans ses fonds, devant eux, ce sont des tons chauds ou vifs qui rayonnent, et plus l'artiste avance, plus sa palette devient intense et fleurie. Cependant, pour épris qu'il soit de la couleur, il ne méconnait point le rôle de la forme. En la simplifiant, en la géométrisant, il la définit si énergiquement dans ses 5 x esi AO: : i | "ein } 1 | - ? Pf my da Ean M" uu e > FI d ai F. Air Mes NW AU » " ^ F | 13 i. « entre les Belges, les Flamands et les Rhénans ». Peut-être cela équi- vaudrait-il encore à dire que son art se situe « aux confins du réalisme, de l'expressionnisme et de l'idéalisme » (J. Bouret). De fait, sa retenue, sa noblesse, sa « mesure » distinguent ]. Kutter aussi bien des Allemands que des Flamands (Fr. Elgar). Notre artiste a beau étre « en tout énergique et franc », parfois méme « un peu brutal 5. et trouver des accents «d'une gravité rugueuse, farouche, tétue» (J. Cassou); il ne cesse d'émouvoir « par la sincérité du sentiment humain qui l'anime ». Ce poéte dramatique, dont l'univers est sans douceur. sans transparence (P. Descargues), et l'art pesant autant que puissant (Cl. Roger-Marx), a toujours « le désir de tempérer les outrances et de les réduire », une « volonté de modération » qui lui font mêler la ten- dresse à la véhémence (Cl. Roger-Marx), et qui donnent à son art de la tenue (B. Dorival), une « pathétique discrétion ». J. Kutter trahit son sentiment très humain en « imaginant moins qu'il ne sent ses paysages et ses personnages ». Ceux-ci nous apprennent que son âme est sensible à la détresse de l'homme (B. Dorival). « Héri- tier direct des manuscrits à peinture d'Echternach, qui disaient l'espoir et la peine des hommes » (]. Bouret), il nous apporte un message dou- loureux (B. Dorival), dans un dialogue tranchant avec cette farce qu'est pour lui la vie (CI. Roger-Marx). Quelque tranchant, toutefois, que ce dialogue puisse paraître, il n'est pas rare de le voir trouver, sous le pinceau de l'artiste, une expression très largement humaine (B. Dorival); J. Kutter ne cesse de décrire une « réalité poétisée », avec quelque amertume qu'il le fasse. Et c'est ainsi que sa peinture devient « avec un goût et une force qui enchantent et captivent, un cri d'agonie merveil- leuse qui marque le drame de la bête et de l'esprit» (J. Bouret); à la façon, un peu, de certains reliefs et chapiteaux du Moyen Age. Et, de méme que dans ceux-là l'artiste a su s'exprimer avec force tout en respectant un cadre rigoureusement délimité, de même Kutter nous propose une « œuvre qui s'est poursuivie dans des limites pictu- rales assez strictes, sans doute, mais dont la qualité est manifeste » (« Combat »). Il n'en mérite que davantage l'« estime» de la critique internationale; « il a désormais sa place dans toutes les histoires de l'art » (P. Descargues). ]. M. Q 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 LE CHEVAL DE BOIS, 1937. Toile, 115 x 100. Signé et daté en haut, à droite. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. L'INDIEN, 1937. Papier collé sur bois, 50 x 37. Signé en haut, à gauche. L'INDIEN, 1937. Toile, 125 x 90. Signé en haut, à droite. FLEURS (fond bleu), vers 1937. Toile, 61 X 83. Signé en bas, à droite. FLEURS (fond noir), vers 1937. Toile, 61 x 83. Signé en haut, à droite. JEUNE FILLE ASSISE, 1935-1938. Toile, 105 X 74. Signé en bas, à droite. LES ENFANTS A L'ATELIER, 1938. Toile, 125 x 90. Signé en bas, à gauche. INTERIEUR, 1938. Toile, 50 x 65. Signé en bas, à gauche. FEMME AU PIANO, 1938. Toile, 46 x 60. Signé en häut, à droite, et en bas, à gauche. FEMME AU PIANO AVEC PETIT GARCON, 1938. Carton, 33 X 47. Ni signe, ni date. FLEURS, vers 1939. Toile, 70 x 50. Signé en bas, à gauche. 14 12 ELS ra = Jb "EO LU B ahi Ie "Sr FI LN | Lame RE OR ari ER Ms X dad 3 M E nd ee Lon p mir ne 66 MUSÉES DE L'ÉTAT LUXEMBOURG JOSEPH KUTTER DU 7 JANVIER AU 5 FÉVRIER 1961 x A ME x sz LO) C15 A Lp Vi e | 3 KUTIER 93 94 95 96 97 98 FLEURS DANS UN VASE BLANC, vers 1936. Gouache, 65 X 48. Ni signe, ni date. CLOWN A L’ACCORDEON. 1936. Gouache, 67 x 50. Ni signé, ni daté. DEUX CLOWNS, Gouache, 14 x 12. Ni signé, ni daté. 1936. DEUX CLOWNS, 1937. Gouache, 36 X 41. Ni signé, ni daté. FLEURS DANS UN VASE BLEU, vers 1937. Gouache, 68 X 50. Signé en bas, à droite. TETE DE CLOWN, 1938. Gouache, 66 x 50. Ni signé, ni daté. 18 31 PORTRAIT DE L’ARTISTE, 1934. Toile, 150 X 70. Signé en bas, à droite. 4 A MAISONS BLANCHES A MUNSHAUSEN, vers 1935. Toile, 70 x 100. Signé en bas, à droite. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. 33 JEUNE FILLE ASSISE, 1935. Carton, 51 X 35. Ni signé, ni daté. 24 LE CHIEMSEE SOUS L’ORAGE, 1935-1936. foile, 90x 109. Signé en bas, à gauche. 35 PAYSAGE DE NEIGE, vers 1936. Toile, 74 X 104. Signé en bas, à droite. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. 36 MANDERSCHEID, 1936. Toile, 91 x 125. Signé et daté en bas, à droite. 37 FLEURS, vers 1936. Toile, 102 x 81. Signé en haut, à droite. 38 FLEURS ET FRUITS, vers 1936. Toile, 61 x 83. Signé en haut, à gauche. 39 CLERVAUX, 1936. Toile, 100 X 80. Signé en bas, à droite. 40 E CLOWN, 1936. Toile, 115 x 100. Musée Municipal, Amsterdam. 12 Fm D 50 9“ IMPRIMERIE P. LINDEN "NO. N LUXEMBOURG 287 PEINTURES 1 KERMESSE A MUNICH (« Auer Dult »). Toile, 46 x 58. Signé en bas, à gauche. POUPÉES, 1916. Toile, 44 x 60. Signé et daté en bas, à droite. PORTRAIT DE L’ARTISTE, vers 1917. Carton, 49 X 39. Signé en haut, à droite. L’HOMME MALADE, 1918. Toile, 96 x 81. Signé en haut, à gauche. PORTRAIT DE L’ARTISTE, 1919. Toile, 73 63. Signé et daté en bas, à droite. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg 9 ROSES, vers 1919. Bois, 47 x 36. Signé en haut, à droite. Musée d'Histoire et d'Art, Luxembourg. FLEURS, vers 1923. Toile, 51 X 45. Signé en bas, a droite. PORTRAIT DU Dr ERNEST SCHNEIDER, 1923. Toile, 100 x 80. Signé et daté en bas, à droite. | PORTRAIT DE L’ARTISTE, 1923. Toile, 80 X 60. Signé et daté en haut, à droite. 0 Q 115 A 53 41 42 4+ 44 45 46 4 / 48 49 50 51 CLOWN, 1936. Toile, 115 x 90. Signé en bas, à droite. Musée des Beaux-Arts, Liège. CLOWN, 1936. Toile, 88 x 54. Signé en bas, à droite. CLOWN, 1936-1937. Papier collé sur bois, 48 x 33. Signé en bas, à droite. CLOWN, 1936-1937. Bois. 47 X 34. Signé en bas, à droite. DEUX CLOWNS, 1936-1937. Toile, 136 X 114. Ni signe, ni date. DEUX CLOWNS, 1936-1937. Carton, 59 X 49. Signé en bas, à gauche. DEUX CLOWNS, 1937. Papier colle sur bois, 60 X 50. Signé en bas, à gauche. DEUX CLOWNS, 1937. Papier collé sur bois, 62 x 52. Signé en bas, à gauche. DEUX CLOWNS, 1937. Toile collée sur carton, 37 x 31. Signé en bas, à gauche. TETE DE CLOWN (sans chapeau), 1937. Toile, 60 X 50. Signé en bas, à droite. TETE DE CLOWN (au chapeau vert), 1937. Toile, 48 35. Signé en bas, à droite. 13 82 83 84 85 86 R7 88 89 90 91 92 ANEMONES DANS UN VASE, 1932. Gouache, 47 X 66. Signé en haut, à droite. CALVI, 1932. Aquarelle, 46 x 63. Signé en bas, à droite. LE PÉCHEUR, 1933. Gouache, 48 x 63. Ni signé, ni daté. MALCESINE, vers 1933. Gouache, 79 x 96. Ni signé, ni daté. LA GRAND-ROUTE, vers 1933. Gouache, 47 x 66. Ni signé, ni daté. HEIDERSCHEID, 1933. Gouache, 48 X 66. Signé en bas, à gauche. AMSTERDAM, 1934-1935. Gouache, 48 x 68. Signé en bas, à droite. MAISONS BLANCHES A MUNSHAUSEN, vers 1935. Gouache, 48 X 66. Signé en bas, à droitc. FLEURS, vers 1935. Gouache, 48 X 62. Signé en haut, à gauche. CHIEMSEE, 1935. Gouache, 50 X 67. Signé en bas, à droite. MAISON PRES DU CHIEMSEE, vers 1935. Gouache, 47 x 66. Signé en bas, à gauche. 17