ry $7 s 7 NER di hat ^ y oh PK EAN 405027 51.1 Hia &£^y: tg "Mei Ia $t. BAER Lu z94:1. 3 5€ QA HOD $ aoa t1 15 f air ¥ 33 HN ed vH td: 1d Hi M. | AVL + intl [ELE PO oi rdg A vor EM. PARA à j ; 27 @ RS ky Ln rd t 1 T. E AN dod A AE TR a 1 S EIU NC ju: reca df Rot SOC e S nue ur AV Ve Ls Irt * A ? LB RES TA Ar y re AX > UT i 1 x E E ¥ XS 45 Fr Es IX ¥ 1 E s E As 1 ids t * e Ar LL au MR Wu i" o8 | i 4 ; JA ad % f Fa La Ä x ; i : # ua 6 à „A "y A a di rs ee Al OR 4 + 4 x 2 2 E] . h. Y F gl 7a i Le ré "a ir Ty a L , T Fr C m Mo. VA 4 Ln di d LE art d. x s a’ OEIL.MER LI v4.7 Ji oy i: He "PE Yr 1 3. i: i. fes ~~ i x - a 2 P idl HL I 7. # n v E A} + a .] A LI E: Lm. d x i '; I lm. "2 4 a Y Ln RAOUL UBAC PEINTURES Les cyclistes, 1950 huile sur toile 130 x 97 cm La charrue, 1953 huile sur toile 130 x 97 cm La roue, 1954 huile sur toile 120 x 120 cm De sable écartelé, 1955 huile sur toile 105 x 95 cm Le mur, 1956 huile sur toile 134 x 148 cm 9 Un corps, un champ, 1967 relief à base de résines amalgamées 135 x 208 cm Torse, 1969 relief à base de résines amalgamées 102 x 66 cm ) ) Torse, 1969 relief à base de résines amalgamées 65 x 50 cm ) Terre brûlée I, 1969-70 relief à base de résines amalgamées 138 x 187 cm 10 Terre brülee II, 1970 relief à base de résines amalgamées 187 x 138 cm 11 Torse, 1970 relief à base de résines amalgamées 65 x 50 cm [2 Torse, 1971 relief à base de résines amalgamees 65x 50 cm 13 Torse, 1971 relief à base de résines amalgamées 65 x 50 cm 14 Grande terre rouge, 1971 relief à base de résines amalgamées 210 x 157 cm [5 Septembre I, 1971 relief à base de résines amalgamées 135 x 207 cm 16 ^ Terre rouge et noire, 1973 relief à base de résines amalgamees 136x 185 cm 17 Paysage, 1973 relief à base de résines amalgamées 68 x 90 cm 18 20 aoüt 1973, 1973 relief à base de résines amalgamées 68 x 90 cm 19 M Septembre II, 1973 relief à base de résines amalgamées 153x 112 cm 20 Torse ensable rouge, 1973 relief à base de résines amalgamées 65 x 50 cm BIOGRAPHIE 1910 Naissance à Malmédy, petite ville des Ardennes belges, située à l'extréme limite de la zone francophone. Pays de foréts étendues, de riviéres encaissées, dominé par le haut plateau des «Fagnes» cher à Guillaume Apollinaire. ... peu ou rien dans ma famille ne me prédisposait à devenir un artiste. Celle de ma mére exploitait à Malmédy une tannerie depuis plusieurs générations. Mon pére y assumait les fonctions de Juge de Paix. C'était un homme d'une droiture extréme, presqu'un mystique, mais peu intéressé par l'art. Sa famille était originaire de Montjoie, petite ville située malgré son nom en territoire allemand, non loin d'Aix-la-Chapelle. Mon grand-pére y possédait une filature qu'il abandonna pour s'installer à Cologne. Je mentionne ce grand-père en souvenir de sa collection de tableaux laquelle, bien que ne comportant que des copies de tableaux célébres, ouvrait néanmoins dans le cadre d'une famille aussi positive, une brèche insoupçonnée. 1920-28 Études à «l'Athénée royal» de Malmédy. Randonnées à pied à travers une partie de l'Europe. Premier court séjour à Paris en 1928. Je logeai rue Cels dans un petit hötel qui fut celui de Miller. J’y rencontrai le poete Jean Gacon qui me fit connaitre Montparnasse et quelques artistes parmi lesquels le peintre Otto Freundlich. 1928-30 Retour à Malmédy. Révolte croissante contre le milieu familial et surtout éducatif. Pourtant au début de 1929, un jeune professeur me passa «sous le manteau» le premier manifeste du Surréalisme. Ce fut à la fois une révélation et un appel. 1930-34 Second séjour à Paris. Premier contact avec le groupe surréaliste. Assiste à la premiére représentation de «l'Age d'Or» au studio 28. Inscription passagére à la Faculté des Lettres vite délaissée pour la fréquentation des ateliers de Montparnasse. Activisme politique. Otto Freundlich le met en rapport avec les artistes «progres- sistes» de Cologne. Il s'inscrit à l'École d'Arts appliqués de la ville, y travaille pendant plus d'un an surtout le dessin et la photographie. Voyage en Autriche. Séjour prolongé en Dalmatie. L’ile de Hvar au large de la cöte dalmate me revela la plasticité du monde méditerranéen. C'est là que naquit mon amour de la pierre. J'y fis des assemblages de pierres trouvées. Je les dessinai et en fis des photographies. L'on songe d'abord à un éloge du gris, à une exaltation de cette puissance merveilleuse, capable de l'univers des couleurs. Ce n'est pas sans profondeur que l'on parle de griser une image. L'on songe aussi à telle heure crépusculaire, à tel instant trés précis s'inscrivant au coeur des pierres des villes. Et comme la considé- ration de l'immédiat demeure la plus fructueuse qui soit, l'on pourrait imaginer que Raoul UBAC tente principalement d'atteindre à je ne sais quel maximum de densité des choses familiéres, poussant jusqu'à sa limite leur pouvoir hallucinatoire. Une étoffe de métal, un pain de pierre, au regard de cette maison de brouillard, de ce fantöme ... Paul Nouge, Situation de Raoul UBAC, 29 mai 1944 Cette lumiére intérieure de l'ardoise, ces grandes plages silencieuses, ce halo de lune autour de formes rudes et simplifiées, et soudain un éclat sourd, violent: ce n'est pas le hasard qui lui a fait — à cóté de la peinture — choisir l'ardoise pour s'exprimer. Il y a entre eux plus encore qu'une amitié ou une affinité. Ils sont sortis de la méme terre. Ils se ressemblent. Comme sa peinture lui ressemble. C'est un homme bien enraciné. {a} S'il se consent artisan — plus aisément que Rimbaud ne se consentait paysan — C'est pour mieux préserver en lui ce poids de réalité qui équilibre le poids du réve, balance son goût secret pour le merveilleux, l’insolite. Un artisan de la terre qui arpente son sol à longues foulées, connait le poids du vent, de l'ombre, des pierres, reconnait, soupése au passage les formes utiles. Ainsi traversa-t-il sans trop s'égratigner le fourré surréaliste oü tant d'autres, con- fortablement, s'assoupirent. Que l'art ait toujours été pour lui un témoignage d'ordre moral, non un instru- ment de délectation, explique aussi, en partie, qu'il se soit jeté, il y a vingt ans, dans le surréalisme. «Comme on entre en religion.» Mais sa profonde inquiétude méta- physique ne pouvait se satisfaire de tant de gentils sortiléges. De son grand pas paysan, il a écarté ces fleurs étranges, finalement trop délec- tables. Et la nuit oü il aime à se perdre, d'instinct, c'est la grande nuit végétale, minérale de sa forét de l'Est, non «ces ténèbres inventées». PRINCIPALES EXPOSITIONS D’OEUVRES D’ART PRESENTEES AUX MUSEES DE L’ETAT A LUXEMBOURG 1946 Joseph KUTTER 1947 Jean-Pierre BECKIUS 1948 Les Impressionnistes hollandais Laethem-Saint-Martin DENIS - VUILLARD - BONNARD au Musée National d'Art Moderne de Paris 1949 Peinture contemporaine en Grande-Bretagne Chefs-d'oeuvre du Musée des Beaux-Arts de Gand La nouvelle peinture frangaise L'art frangais dans des collections luxembourgeoises 1950 L'Expressionnisme aux Pays-Bas Tapisseries françaises anciennes et modernes 1951 Nico KLOPP Frans MASEREEL 1952 Estampes de Pierre BRUEGEL 1953 Un siècle de peinture belge (1830-1930) Peintres expressionnistes du Musée Wallraf-Richartz de Cologne Dominique LANG La Vierge dans l’art ancien au Luxembourg 1954 Peintres italiens de Paris Natures mortes du Musée des Beaux-Arts de Stras- bourg 1955 Aquarelles et gouaches belges 1956 Peintures du Musée de Sarrebruck Jean LURGAT (tapisseries et céramiques) 1957 Maitres de l'art moderne (tableaux du Musée National d'Art Moderne de Paris) Natures mortes hollandaises L'École de Paris dans des collections luxembourgeoises 1958 G.H. BREITNER 1959 Hippolyte DAEYE - Oscar JESPERS Un siécle de peinture autrichienne 1960 Sculptures du Musée National d'Art Moderne de Paris (de Maillol à nos jours) Peintures du Musée d'Art Moderne de Bruxelles Édouard PIGNON 1961 Joseph KUTTER 1962 Theo van RYSSELBERGHE 1963 Étapes de l'art luxembourgeois (XIXe-XXe siécle) Charles LAPICQUE Max GUBLER Jean LE MOAL 1964 Les Expiessionnistes flamands de la collection Tony Herbert Jean BERTHOLLE 1965 Maitres de la peinture lyonnaise du XIXe siécle 1966 Miniatures indiennes - sculptures de SEHGAL 1967 Vingt-quatre peintres frangais contemporains 1968 Art tchécoslovaque contemporain Le Suriéalisme en Belgique 1969 Alfred MANESSIER 1970 Michel STOFFEL Le Réalisme fantastique (école de Vienne) Jean LURGAT (tapisseries de la collection Rothmans) Roger CHASTEL Roger BISSIÈRE Art canadien et esquimau Sculptures et céramiques Maya Henri LAURENS 1972 La donation Maurice MARINOT L’École de Paris dans des collections luxembourgeoises 1973 H.A.P. GRIESHABER (gravures) Trésors d’art belge du Musée d’Art et d’Histoire de Bruxelles Henry MOORE HAJDU - LOBO - Juana MULLER Léon ZACK Tapisseries de l’Atelier PLASSE LE CAISNE Pablo PICASSO (oeuvre gravé) Édouard PIGNON Pierre TAL COAT Oskar KOKOSCHKA (aquarelles, dessins, gravures) 1975 Peinture naïve allemande Hundertwasser A ces ensembles composes d’oeuvres originales s’ajoutent de nombreuses expositions didactiques réalisées à l'aide de reproductions. Imprimerie St-Paul S. A., Luxembourg Le Musée d'Histoire et d'Art exprime sa vive gratitude à M. Raoul Ubac, à M. Aimé Maeght, à M. Daniel Lelong et aux autres préteurs gráce à l'obligeant con- cours desquels cette exposition a pu étre organisée. Il remercie vivement aussi M. Gérald Collot, directeur des Musées de Metz, qui s'est chargé de la composition de l'ensemble et l'a d'abord présenté à Metz. La guerre me libéra du surréalisme dans la mesure où elle absorba certains aspects visionnaires de celui-ci pour les restituer dans ses propres horreurs, son humour tragique. Avant la fin de la guerre, j'étais de nouveau livré à moi-même. Je me remis à dessiner les objets les plus simples, à peindre de petites gouaches. 194^ * 4 NN 1947 Au cours d’un sejour en Haute-Savoie, il ramasse un fragment d’ardoise dont la forme l'attire et à l'aide d'un vieux clou y grave un dessin. Il est fasciné et passionné par ce matériau nouveau qu'il n'abandonnera plus. Ubac se remet à la peinture. Il suit les conseils de son ami le peintre Goetz; emploie des émulsions, surtout celle à base d'oeuf, et évite de se servir d'huile. Il ne parti- cipera pas à la grande exposition surréaliste d'aprés-guerre. Louis Clayeux ren- contré chez Goetz l'encourage et lui consacre un premier article critique. Il colla- bore à la revue «Troisiéme Convoi» et fréquente des artistes trés différents de ceux vus jusqu'alors: ceux de la Galerie Denise René et plus spécialement Bazaine et ses amis. Jean Lescure m'avait fait connaítre Bazaine en m'amenant dans son atelier. Ce que je voyais ici était une voie de la peinture entiérement différente de celle que j'avais connue. Une voie qui arrivait au «tableau» en partant de la forme et de la couleur avec ses lois, ses exigences et sa discipline. A leur insu peut-étre, Bazaine et ses amis m'aidérent par leur oeuvre à faire l'effort d'aborder ces problémes sans passer par les phantasmes dont j'avais été tributaire. 1951 je 11 4 1957 196! | En janvier Ubac fait sa premiére exposition de peintures à la Galerie Maeght oü par la suite il exposera à intervalles réguliers. La même année il organise à Wuppertal la première exposition de ses ardoises gravées et taillées. À partir de cette époque, Ubac travaille simultanément la peinture et l’ardoise. Celles-ci sont gravées de plus en plus profondément et deviennent de véritables reliefs. Il recoit le quatriéme Prix à l'exposition du Carnegie Institute de Pittsburgh. Ubac acquiert une maison dans un village de l'Oise. Il y fera des séjours de plus en plus prolongés pour finalement y habiter définitivement. Par l'ardoise il aborde le corps dans des torses trés minces striés de lignes fines, le paysage dans des reliefs aux lignes parallèles et rythmées. 44 Paysage aux sillons IV 25x 120 cm 45 Rythme circulaire 48,5 x 65 cm 46 Rythme rompu 48x 65 cm 47 Rythme ascendant 48 x 65 cm DESSINS 53 Paysage, 1970 50 x 65 cm 54 Sans titre, 9 août 1970 50x 65 cm 55 Sans titre, 10 septembre 1970 50x 65 cm 48 Rythme creux 48 x 65 cm 49 L’arbre aux sillons 56x 76 cm 4 50 Rythme rose et gris endormi 42 x 49.5 cm 51 Corps endormi 44 x 65 cm 52 Un coin de terre 43 x 60 cm LIVRES ILLUSTRES 56 Le vieux pays texte de Andre Frenaud 57 La poesie francaise texte de Yves Bonnefoy 58 Proximite du murmure texte de Jacques Dupin . oe e e | Ls . . A te B ca ES 23 AE Ma sche = ^ m = De EE aci a ci a Cur et a we . Tip e. mii OU Qs m aont EE wis pl PRECOR. BEE A uan! — m i MA s Ara ar SE FR Be ET ARR DRL. “ -— LR, s REPE ee igo e ra Tea e up rM li ER - "ar - : to UC Zl c PAG A s ONUS Vw ae Mb an En po Me a Sara Po pier 7 ^ MAU Uo i T Aes » umts se Meca p Ebr MEO E C oco zc ed eo vn - . € Te Mim A vu D IRE NC, ONCE x sr Ln AAR 000 Ge re A ToC CT mE S, UR C ah TT UU + - OT E DA EEE WERE ERR a i PR . ee RC t T v ^ MH. ER RE, EN EM LR LU Xe TE ve RR o . —— - . P ier cy ey Ren Norell Sin a a cy EG nous tT en Too me . de JU KE ae Ll ONE Aa BSE NN ARN ERS - e T Lee ea Yon TS rg ut . E rM s E SR IUE E A RSEN I A lee NENNT m e YR Im mn As - oM A EE S, LA s M MS DE pe ca Eoi S Ae M a ae E ED ovs D AL P i n pL E, pi? d^ = Bi es ae UN LC SLY em, A ul . e n e ater ET ES NAME LE. MM M Ru: T x ve c . v , ET UE = ii np e EO SOR A e RC NA AN AU T AS Pm ey - N gti, — ——ÁÀÁ noon d ST SU RE arre ne SE S e PAD EEE db dh MA T, ; . C naa on, = ANT E idis e E dd MUN P. ME TE a . ; | end DOMO s “on, Did Md: E 14. ~ 9 Yt, E t Ri LA Ra ERAN M E - ro ER Wiper uos CRINES Mna PU». J 3 ED me ^t aL fo p AX 4 DRE . A OR AGL Ad Tr ST = eu eg pes ER ED A car acer ET Dm qe e^ nior 9. Api GENUS e zh EA ae edi AE PAR EE or RESET as Fan feu o. 2D Rass, 9m E ira EA NEN o or isan "NR n RE YA A 1! CT It a Late” E kc + PVE. EE ES ^ LP £z. WOR Ld ai capa IY Pe 1. MALA CRM i d Re dir vo S BEA ME: = T PRADA Vy. SEA ) hk a Ay = a eum "MP La D itr A 2 = EN Sein gar Te Lo Mu zo MES TER EN + és V Eat GG ia M WW HR n oda, Em "NE e oy . MU n^ V PE m E zo % EC p^ P — rn S ERN PRR gs non a ARR PIE . ^ C À reote toL Cd "mE. x PC MN as f x MT P ok a 6 A En PL ferte tm As am in voc SRL AA Fa, ze e a EX. TC Tm F ue vy ^ bat A ER ipl Pe. Vii iu" = asl Aw hee Lr BW Av, "^ * A A SET Rn e A. Jj bac] ap! "uy € Wri x. be Ki We a "a.i Ne E EB ym - ^ > A AR B Rr . ^ . aae. earn: MEARUM OO : x + N . Ia - Sew % Je AMAN qp a euo Nps _ NEO ACER « LT VE -- 2e = NE Ho . PS a HR “25 re cata E aan 3 Tg A aus. E pe TL A i A mass ra Ie. T * e. z X ui Ce. n P E au: ze aur, Ne ae ossa Tee EE es cg ud ie Ste re Ie COTS = CLARE fi 2 E - EEE eV DN NM Me, 1 ron Se EE ppm E DS T T Fo gor av ROS PRO M due V CUT M AUNT aeneo uc Vom e WIE S TA A Mr ns ut ESAE 1 MA «etait Tentes TOI Eam , p AE SERE NE E A Teuton M Ra nn * vm lp o pti Ty RER Co ege 0748 PE Mibi. T x : T 2 PETIA Cr At or m TA AA... M a o P SE Apt cap die te NA dae a FDIS : = = e, i ker uev np n EE ia: pp NO Pa > Gua D 2 Bree vi rox | a race Me bn Sem T ay relate DEA ad PN la oe o i ns alld PR et = My A Er ML e m > CAPE à A wa BEAT p = M T ue y ; A ar - ea oes moo OR MESES QE CAES eia Me 3 ‘ = = Gyr a go ps o p P av Mone d iier Is REE potete e MER 3 ^ n Ai. Te mot SRI mm urn C g = ne - ey re i LORD ETE ASA OUR MEC A UMS IRR an en pd ND m oc So RIPE ans) ^ d Ta PUE ny E mA UM Am va, 2 i MON EC m EDEN ] he RL ar acs ATR v aba EPS per Rie SEE ^ e or Meere : ^ ! e A pp smi Ex ME so Ga ated TE aem REA dS n s . VET pter a e um ipud 4 e rU cA S MN ROREM UA ARTI be: x s ’ a S s “ p pm eren open M A me an TNT I RR Nono M o ira gu xn us Eg Vy er ex a AEN” : es PE por ES ndn vorrei ac iiM ho CN Gee t: VOR. A "c Vi " = ston no a. We, iF LIPO d LI app e MEET US meg 2 PD NOME C trt vn IL mu 3 = a a s. = iam? MOL. AU 4 ET PPP, E t ms lU tems we uere eau 5 "o s EFE IR men ; PP A A ; DR. * f % Axa 7 ps ag ra, a Fo e RAOUL UBAC DU 19 SEPTEMBRE AU 19 OCTOBRE 1975 MUSEE D’HISTOIRE ET D’ART - LUXEMBOURG 26 . Ws T k P E j Fa "a E. M 1 iy T A R A. , r$. [EET ] Ti pu ) X m FREE S + "RAIN HE X "h I am d - Lg V y" 41 F Sn LOS =f / '- # 1 m PI 30 RAOUL UBAC Une toile d'Ubac remonte vers la lumiére, lentement, puissamment, toute baignée encore d'une lueur souterraine de schiste. Elle naît comme une plante sort de la terre, à travers la violence sourde des bruns, des ocres, et des rouges —- bourgeon, pierre et soleil à la fois. — Elle s'alourdit comme la nature, par couches stratifiées, et, insensiblement, un espace multiple apparait. Un monde fruste et rugueux, secret et fort, plein de courage, celui de Perotin et des premiers áges chrétiens — plus douloureux, plus inquiet sans doute parce que nous avons trop appris à connaitre les mille formes de l'angoisse. Mais je ne m'étonne pas que l'Église s'adresse à lui pour retrouver le meilleur d’elle-même, le temps où elle n’était pas encore triomphante, où elle recouvrait les belles pierres dressées du paganisme des signes de sa tendresse. Jean Bazaine, Derriere le Miroir, 1955 . Maitre de ses formes, de ses forces, de ses choix, l'artiste est soumis, quoi- qu'il se plie à son dessein, aux conditions de la matiére. Elle lui impose ses contraintes et souvent le détourne, pour le mieux servir, du but qu'il s'était d'abord assigné. De cette servitude volontaire, acceptée, provoquée, il fait sa ressource. Elle tire de lui, malgré lui, des moyens imprévus; elle oriente ses désirs, dévie, engage sa démarche créatrice. Elle la limite, mais elle lui ouvre des voies nouvelles. Des solutions inatten- dues, d’autres problèmes se découvrent. L’arbitraire du créateur doit composer avec l'arbitraire de l'oeuvre. Deux vouloirs s'affrontent. Offensif et patient d'une part; passif et comme indifférent de l'autre. Attaque et résistance, essais et renoncements, calculs inspirés, hasards, coups singuliers, échecs alternent dans les opérations de l'art jusqu'à l'engagement final, l'acte décisif qui les achévera. Toute création est une tactique expérimentale. Aux prises avec une matiére qu'il lui faut réduire à l'idée, l'artiste en sait d'avance les risques et les exigences, les refus, les impératifs obscurs ... Pierre Volboudt, Derriére le Miroir, 1961 H al unito P" v nd Ea a AN - “ae = (RR a ETE m orm NT cz man = U a UE, M a TT xa nl umm = à (ra a CE Eu ju. EN EN ù EN va ME diag VB GBS ME orte > A ler am ride M UAR Om ; (Y ES ha MU roms tm mem cnt de UT ME BRE S . x CERT VIE TN ES o Dem Mm fe re RER ET a a » 3 Ades : i E mh , n udi... RE os etinm ES NR is _ SS my ; si ERA BG oY fon. oo ONERE TNR 5 n Ep AR JE - 4 ia a dr. MU rni 1... iini uit ae RES es LR ee EE SOSE ZI PET E EM SES: SA 4 6 > ECC es. MA n. a. ^ dm a A A gia RL EAR SOR . deme As n PE ERIN Eg i Sn a A Car up. so e PLE S m EE * | pir reme pa = = "1 ES LS WERE GP ANS " - a a he CR EEG Mee RI: S RCA ES e S RAUS E T TO "le TR SEES A wl IN AA po UTER. = E. ; Bd os RENI SS TAE EE DT 4l VUE. o ME CEELSLU RE QN E Dc rores. uz bed CORTOS REED E e ni ipe RESTE OS EE CE E EEE RS STAR s IE an IA a. Y CARA M, APR Lo. 0 ANI pe Be Be, E pe u Taie a CEE sa wl oe ea VO een oho e ! Kano cR ES T ] a "m ES A MO ie e "i. AQ VM C - Ql ee PR ^x NT ME m m T SUM, x SEA WA - A ade t M No wy a Xp tte RS“ ÉD AU ES cmn v. Tar "i CU CU, |o: o CRE US m e Ea CE TOM Mh - --—, ‚a Pa VG a o A. rd PRAT, Sai, arti ZA AP o CES ME oT eA v i een t ge e p re Cr m P slim aps 6h? E AL Es. on oll A m a ^ai me. Nm, p Era NENT m 1 ur m We RS 5308 z DE Ame Fr A a HE 5 Am E E ol Ju ay en pe n mi = E. * E. Jm, "m WR TEE „ eT d ILI en EU dioc e ^ t VAS X Ses a Qe Am x Yom ame n OL E eS ao o AN mn É dd SEA ED 1 SS ES p » wom ; 7d . =r Mx E WEE pe" Ay E T deu FL Fe ^ ati ipla and Pa. cu, Tl a qe Aka - t P I ro > ^ "v d aea T PS po J EN E x ar = F X VEM "A. "A. B. E oC at al = ml E n Ju um € GOUACHES 21 Campagne, 1961 65x 50 cm 22 Labour, 1963 65 x 50 cm an 23 Broussailles, 1963 71x49 cm 33 34 35 Corps, 1962 ardoise sculptee 102 x 60 cm Torse feminin, 1962 ardoise sculptee 101 x 50 cm Torse, 1963 ardoise sculptee 76x 46 cm SCULPTURES 24 Thème de la croix, 1957 ardoise sculptée 47 x 38 cm 25 Ardoise gravee, 1958 56x65 cm A TAPISSERIE 36 Tapisserie 146 x 300 cm LITHOGRAPHIES 26 Ardoise taillee, 1958 62 x 35 cm 27 Ardoise, 1958 36x 37 cm 37 Arbres et pierres I 38 x 56 cm 38 Arbres et pierres II 56x38 cm 28 Ardoise taillee, 1960 61 x 50 cm 39 Pierre écrite 51.5x 65.5 cm 29 Ardoise, 1960 59x 97 cm 30 Double torse, 1961 ardoise sculptée 100 x 54 cm 31 Paysage, 1961 ardoise sculptee 80 x 99.5 cm 32 Ardoise, 1961 97 x 60 cm 40 Le champ à l'arbre 65x 50 cm A 41 Les limites 38x28 cm 42 Le champ rouge 47 x 60 cm 43 Torse noir 45 x 24.5 cm A RAOUL UBAC Le doux déduit d'une main qui s'entr'ouvre Et d’où jaillit le sang comme un lézard Fin d’une route une mare de mousse Au fond d'un bois planté d'épées rouillées L’on se caresse et le lait du sommeil Vous vient aux levres comme un mot d’amour serons-nous là l'hiver peu nous importe Les jours les nuits fléchissent devant nous Notre mémoire est une épave lourde Notre avenir un balcon effondré Nous denudons un corps qui se respecte Dont la depouille est un corps habille Au maintien d'ombre et d'espace mélés. Paul Eluard (1947) b * ^O". "m H À J v P ia a 9. L'ENVERS DE LA FACE par Raoul Ubac Une image, et surtout une image photographique, ne donne du reel qu’un instant de son apparence. Derriére cette mince pellicule qui moule un aspect des choses, à l'intérieur méme de cette image il en existe à l'état latent une autre, ou plusieurs autres superposées dans le temps et que des opérations le plus souvent dues au hasard décèlent brusquement. Ce hasard peut s'exprimer dans une soudaine contraction de l'image en faisant fondre la gélatine mouillée sur un réchaud. Techniquement tout se passe en dehors de l’opérateur. La matière travaille elle-même à constituer une nouvelle image par la destruction de l’ancienne, ou à reconstituer une image perdue, cela suivant les lois qui se dégagent de l’action de l’eau ou du feu sur une autre matière. La main du créateur n’a ici qu’une valeur de médiatrice. Les photographies «l’Envers de la face», qui représentent une transmutation de la face humaine, ainsi que «la face pétrifiée», ont été obtenues de cette manière. Elles sont le point de départ et l’aboutissement d’une méditation sur la face humaine. Mieux que des phrases l’automatisme de la création m'a fait comprendre ce que cette face représente. En effet rien ne peut sembler aussi abject que l'aspect de la face humaine. Je ne puis comprendre que depuis prés de deux mille ans l'intérét de l'homme se soit concentré presqu'exclusivement sur les quelques traits de sa face; que peintres, sculpteurs, photographes, cinéastes se soient ingéniés à la représenter en la grossissant, la sublimant en l'isolant du corps dont elle n'est pourtant qu'une trés petite partie, cela, au détriment du corps qui a perdu son unite. Depuis l'ére chrétienne la téte, surtout la face, a combattu le corps. Elle a mangé le corps, elle s’est substituée à lui alors qu'elle n'en était que le reflet. II me semble nécessaire que le corps se charge à nouveau de résorber la face et que la face elle-méme se continue au-delà de son expression immédiate. La face pétrifiée rejoint cette pré- occupation. Un paysage calciné s'y découvre qui s'étend dans le repos constitué par la face qui s'y imprime, se confondant en elle qui se confond en lui. Toute expérience de cet ordre doit être menée jusqu'à l'extréme de ses possibilités. Ces faces sont à la limite de la représentation humaine. Elles atteignent le point où l'image n'avance qu'au prix d'une mutation. Exercice de la purete, 1942 r1 4 " a ' d a "^ 0 ET a“ > 1 © ? 1966 1967 1966 4 + a Jy Ubac expose à la Galerie Maeght une vingtaine d'oeuvres, résultat des derniéres années de travail. Ces peintures exécutées sur panneaux recouverts d'un mortier à base de résines synthétiques permettent les effets simultanés du relief et de la couleur. Les thémes de ces oeuvres sont des «labours» et des «torses». Maeght Editeur publie deux ouvrages illustrés de l'artiste: «Vieux Pays», poéme d'André Frénaud (13 Eaux-Fortes originales) et «La Poésie Frangaise et le Principe d'Identité», textes d'Yves Bonnefoy (2 Eaux-Fortes originales). Retrospective de son oeuvre peinte et sculptee au Palais des Beaux-Arts de Charle- roi, à celui de Bruxelles et au Musée d'Art Moderne de Paris. Ubac participe également à des expositions collectives notamment le Pittsburgh International, «l'Art Vivant 1965-68» à la Fondation Maeght, Montréal II, et la 7e Biennale de Menton. Deux sollicitations majeures déterminent ma vision de ces dernières années: celle du paysage par la médiation du champ, et celle du corps. Toutes les deux liées analogiquement: la structure d'un corps laissant deviner le paysage qui l'habite, le paysage par son rythme retrouvant celui du corps. Bien que les sources de toute vision se trouvent dans la subjectivité, je m'efforce de déper- sonnaliser de plus en plus l'oeuvre qui en découle. J'évite le geste inutile, le spasme, le «coup de patte» hérité du XIXe siécle. Sur le plan technique je cherche à concilier certaines techniques anciennes d'une grande ra- tionalité avec l'exigence des moyens nouveaux dont nous disposons aujourd'hui. 1969 1 1670 à 1971 ı + Ubac expose à la Maison de la Culture de Reims et à la Maison de la Culture d'Amiens (exposition particuliére). Parution de la grande monographie consacrée à l'artiste et à son oeuvre aux Éditions Maeght avec des textes de Jean Bazaine, Yves Bonnefoy, Paul Eluard, André Frénaud, Jean Grenier, Jean Lescure, Georges Limbour, Paul Nougé, Jean Pfeiffer, Michel Ragon, René de Solier, Raoul Ubac et Pierre Volboudt. Execute 5 «steles», hautes figures feminines sculptees en bois recouvert de resines synthetiques amalgamees. Exposition particuliére d'ardoises à la Comédie de Caen et rétrospective au Cháteau de Ratillv. Il grave 8 Eaux-Fortes pour illustrer «Proximité du Murmure», poéme de Jacques Dupin que publie Maeght Éditeur. Depuis 1967, en collaboration avec des architectes, Ubac a réalisé de grandes mosaiques murales à Saint-Cyr, Orsay, Reims. 1972 1973 1974 ] 1975 Exposition à la Galerie Maeght, Paris, mars 1972. Exposition à la Galerie Michel Vokaer, Bruxelles. Expositions au Musée Municipal d'Evreux et à la Galerie Maeght, Zurich (octobre- novembre) Exposition à la Galerie Protée, Toulouse (mars-avril) ari E Aw N or "s p > 3 x |, Hu d F. t e ' nt J d Fi H a Pe 2 " b 1934 Retour à Paris. Publie en collaboration avec Camille Bryen et sous le nom de Raoul Michelet un recueil de poémes et de photos intitulé «Actuation poétique». Je rencontrai Bryen en 1934 & la Galerie «Gravitations» dirigée par le peintre Louis Cattiaux. La publication de «l'Actuation» fut suivie d'autres manifestations. Ainsi nous déposámes des «objets» réalisés par Bryen dans des endroits les plus inattendus, nous affichâmes nos poèmes et images sur les murs de Paris. 1936-39 Au cours de cette période, sa vie est étroitement liée à celle du groupe surréaliste dont il partage toutes les activités. A partir de 1937 ses photos paraissent dans la revue «Minotaure». En méme temps il apprend la gravure à l'Atelier 17 de William Hayter. Pour les surrealistes l’Art n’etait pas une fin, mais le moyen d’amener au jour certaines révéla- tions des profondeurs. Toutes les techniques étaient valables dans la mesure où elles étaient subordonnées à cette recherche. Pour ma part, j'avais adopté les moyens photographiques dont les techniques impersonnelles me séduisaient bien plus que le dessin ou la peinture pour réaliser ce réel dont nous ne cessions de montrer les aspects insolites. Mais bien plus qu’une manière de s'exprimer, c'était une maniére de vivre — un effort pour concilier dans sa vie le réve et l'amour. A cette époque il fait la connaissance de Roger Gilbert Lecomte qui vivait avec une amie de sa femme. Pendant plus d’un an je voyais tous les soirs R.G. Lecomte. En face du fait religieux le surre- alisme n'avait trouvé comme réponse que l'injure la plus grossiére («Dieu est un porc»). R.G. Lecomte me fit comprendre le sens du mot «Tradition». Ainsi le fait religieux s'éclairait d'une autre maniére que par l'injure ou le moralisme catholique déprimant de ma Jeunesse. Il dévoila à mes yeux le symbolisme des grandes religions, celui de la Bible. Curieuse université que la nótre, faite de brasseries et cafés du quartier Alésia oi nous veillions tard au milieu d'ivrognes et de prostituées. TY zt 1939-45 La guerre fait éclater le groupe surréaliste. En 1940 Ubac se réfugie à Carcassonne en compagnie de René Magritte et de Jean Scutenaire. Rapatrié, il partage sa vie entre Paris et Bruxelles. Il collabore à la «Main à Plume» mais fréquente surtout à Paris le groupe de la revue «Message» dirigée par Jean Lescure. Il y rencontre entre autres Eluard, Queneau, et surtout André Frénaud à qui va le lier une amitié fructueuse. Il prend ses distances vis-à-vis du surréalisme. Sa derniére manifestation sera d'illustrer en 1942 par des photographies «l'Exercice de la pureté» de Jean Lescure. NOTE SUR L’ARDOISE par Raoul Ubac Pierre réche, peu disposée à se plier à toutes les fantaisies, l'ardoise est un maté- riau ingrat entiérement dominé par le clivage qui la caractérise. Une dalle d'ardoise est constituée par l'assemblage, ou mieux, la compression d'un nombre infini de feuilles superposées; un livre de pierres aux milliers de pages qui s'ouvrirait comme par enchantement par un coup sec donné sur sa tranche. Ainsi le clivage assigne au matériau ses limites au-delà desquelles il se refuse à adopter certaines formes car à chaque instant l'ardoise tend à retrouver son hori- zontalité primitive. Malgré ces difficultés cette pierre a exercé sur moi une fascination et une influence grandissantes. Ce fut en 1946 que je trouvai en Savoie une dalle d'ardoise que je m'amusai à graver à l'aide d'un outil de fortune. La gravure révéla des gris soutenus qui me déterminérent à poursuivre l'expérience. C'est ainsi que j'adoptai ce matériau tout d'abord pour des recherches graphiques, tirant parfois à méme l'ardoise des épreuves de frottage. Peu à peu j'abandonnai l'incision d'un seul trait pour dégager certains plans en champlever. Une autre étape fut franchie en taillant à l'aide d'outils de sculpteur les plans selon certains angles qui donnérent à l'ardoise l'aspect d'un relief se révélant surtout en lumiére frisante. Enfin dans certains torses, j'arrive à créer des sculptures extrémement plates mais néanmoins modulées sur les deux faces. 1968